Allez, salut OVH !

OVH… Que ce nom remonte loin dans mes souvenirs. À une époque où je migrais mes premiers sites hébergés sur les serveurs gratuits et ridiculement peu efficaces de Free et Multimania, vers quelque chose qui promettait déjà une qualité bien meilleure. Bon, le service est payant, mais cela se comprend aussi.

C’est avec OVH que j’ai vraiment appris le fonctionnement d’une zone DNS et les différents aspects d’un hébergement mutualisé. Toute une histoire.

Je pourrais essayer d’avancer des chiffres… Disons, client depuis au moins 15 ans. Rien que ce site : lcf-team.com existe depuis avril 2010. Ces dernières années, j’étais monté à 3 hébergements mutualisés, une dizaine de noms de domaines et une instance SQL privée (un supplément aux offres hébergement + BDD classique) avec quelques bases de données. Cela représentait environ 250€ de budget par an.

Mais voilà, j’ai voulu tester leur service Git (très mal détaillé sur leur page de souscription). Ce service n’a pas fonctionné comme je l’aurais aimé et le jour même j’ai demandé à annuler cette souscription… en vain.

Il faut croire qu’OVH ne fait plus de service au client. Pas au sens premier du terme en tout cas. J’ai beau leur avoir déjà versé pas loin de 3000 euros en quinze ans, ils ont beau avoir admis que l’erreur était dans leur “planche commerciale” trop floue, il n’y a rien qu’ils aient pu faire (et on parle d’une trentaine d’euros).

Très bien OVH… Ça suffit de prendre les gens pour des cons. Je me casse ! Je retire toutes mes billes. Ce qui me coûte cher (hébergement et bases de données) je peux le gérer ailleurs et gratuitement (d’ailleurs, c’est fait !). Et pour le registrar, la gestion des noms de domaine, j’ai aussi trouvé une autre boîte, française également, à l’excellente réputation : Gandi.

En tout cas, les Casseurs Flotteurs demeurent. Je ne sais pas encore si ce site va reprendre un peu d’activité (surtout maintenant qu’on est tous des PGM sur Call of Duty : Warzone 😉 ), mais ce ne sera pas OVH qui aura notre peau.

Série : Banshee

Laissez-moi vous présenter une série que l’on m’a récemment conseillée. Il s’agit de Banshee. Une série qui est terminée, mais que je n’ai pas encore finie moi-même en revanche, donc faites attention avec les spoils ! D’ailleurs je ne spoilerai pas non plus dans cet article. Promis.

Combien de temps vais-je perdre avec cette nouvelle série ?

  • 4 saisons
  • 10 épisodes par saison
  • 1 heure environ, par épisode

Le pitch

C’est l’histoire d’un gars qui sort de prison après 15 ans d’enfermement. Visiblement, il est assez colère et n’a qu’une envie : retrouver sa complice de l’époque, qui elle, avait réussi à semer les flics.

Problème numéro 1 : le gars est pourchassé par des types pas commodes.

Problème numéro 2 : lorsqu’il retrouve la fille, il voit qu’elle ne l’a pas attendu et qu’elle vit sa gentille vie de famille, sous un autre nom, avec mari et gamins, dans un petit bled de campagne du nom de Banshee.

Une chose en entraînant une autre, notre gars se trouve également une nouvelle identité : il devient “Lucas Hood”, le nouveau shérif de Banshee.

Papiers du véhicule. Et que ça saute !
Papiers du véhicule. Et que ça saute !

Western moderne, pour adultes

Les personnages sont intéressants, le méchant est hyper charismatique et finalement pas beaucoup plus méchant que le héros (un peu quand même). Et ça c’est assez génial, d’arriver à nous faire parfois aimer, parfois haïr un type aussi impitoyable.

D’ailleurs, c’est violent, brutal, souvent sanguinolent. Le shérif ne respecte pas vraiment la loi, le protocole, les avocats, les mandats, tout ça. C’est juste un gangster avec une étoile dorée épinglée sur son T-shirt. Et même sans la violence, il y a des thèmes abordés, effleurés, qui sont assez dérangeants.

Pour en revenir à la violence, la couleur principale sur cette toile, les bastons sont assez épiques et très bien réalisées (beaucoup mieux chorégraphiées que celles du dernier Jason Bourne, par exemple). Il faut dire que les gars qu’affronte Hood, sont de vrais colosses et que systématiquement, les gentils comme les méchants finissent en vrac après s’être tapés dessus avec toute leur fougue.

Non mais sinon, on se ferait pas plutôt un shifumi ?
Non mais sinon, on se ferait pas plutôt un shifumi ?

Mais tout n’est pas que coups de poings ou de poignards. Il y a pas mal de sexe aussi. Pas autant que dans Californication, mais quand même ! Et c’est d’ailleurs impressionnant comme les filles qui traînent dans les bars de Banshee sont bien roulées.

Enfin, concernant la population de Banshee, nous avons quelques rednecks (mais on pouvait s’y attendre), ainsi que des amish, des Indiens, un procureur à la ramasse, le FBI, des anciens taulards, un riche industriel et… c’est à peu près tout, mais c’est pas mal quand même pour un petit village paumé !

La puissance visuelle et le rythme d’un film

La photographie est très propre, les images sont soignées. La lumière et les plans sont réussis et pas juste beaux, ils sont intelligents. Ils participent à la narration, ils sont “cinématographiques” ! Oui, messieurs-dames.

- Qu'est-ce qu'il raconte, McCain, là ? - J'en sais rien, il délire on dirait.
– Qu’est-ce qu’il raconte, McCain, là ?
– J’en sais rien, il délire. Il n’a pas pris ses médocs, on dirait.

Ah, et un dernier argument pour vous convaincre d’essayer… Attention, j’y enchaîne les clichés :

On n’est pas dans une série Marvel/Netflix sympa mais hyper lisse, où rien ne doit choquer, rien ne doit déranger. On n’est pas non plus dans une série de type Game of Thrones, peut-être un peu plus “vibrante” mais où le scénario tire en longueur parce qu’on veut vous capturer pour 8 ou 9 saisons.

Non. Là on a 40 heures pendant lesquelles ça complote, ça bastonne, ça saigne, ça tue, ça baise !

On aurait quand même bien mérité une pause, je trouve.
On aurait quand même bien mérité une pause.

Le coffret intégral en Blu-Ray est récemment sorti à la vente. Pour 50€, vous pouvez découvrir tous les recoins de ce petit bled et tous les secrets de ses habitants : http://amzn.eu/g8MtVzJ C’est bientôt Noël, ne manquez pas l’occasion !